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Archive pour 49 — Psychiatrie

Inventer de faux souvenirs

Comme inventer de faux souvenirs

Il n’y a pas de mémoire neutre. Chaque souvenir est une interprétation personnelle de ce que nous semble le réel.

Le professeur de psychologie Elizabeth Loftus de l’Université de Washington a longtemps étudié ce sujet. Tout d’abord en 1990, elle a procédé à des expériences sur des adultes en leur racontant qu’elle savait que, lorsqu’ils avaient cinq ans, ils s’étaient perdus dans un centre commercial. Pour cela, elle leur citait un nom de supermarché précis et une date précise et prétendait que l’aventure lui avait été relatée par leurs parents. Un quart des personnes testées finissait par affirmer se rappeler parfaitement de l’événement. Et parmi eux, la moitié rajoutait des détails pour confirmer ce récit pourtant totalement fictif. (more…)

Syphilis

Syphilis

 Le domaine mental de la syphilis est fort vaste et les modes d’action de cette maladie sont nombreux.
1. Réactions psychonévrosiques. – La simple hantise de la syphilis crée d’innombrables syphilophobes; chez les sujets, indemnes, la moindre érosion muqueuse, la moindre éruption cutanée va développer des préoccupations et des interprétations hypocondriaques tenaces. Des recherches humorales inutiles, un simple Wassermann douteux au milieu de 5 ou 6 autres négatifs, des traitements d’épreuve injustifiés renforceront leurs tendances obsédantes.

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Surmenage

Surmenage

Il peut être purement physique : fatigue musculaire excessive à laquelle peut s’ajouter l’insuffisance de sommeil réparateur, parfois la sous-alimentation et des conditions climatiques défavorables. L’aboutissant extrême de ce surmenage physique est l’état d’épuisement avec ses troubles de la nutrition et des métabolismes, ses manifestations dépressives et parfois un véritables état de confusion mentale, expliquant ce qu’on appelait autrefois les «délires d’épuisement » (Chaslin). (more…)

Syndrome d’action extérieure

Action extérieure (Syndrome d’)

H. CLAUDE a décrit en 1924 et précisé dans son enseignement magistral en qu’il appelle le syndrome d’action extérieure.

Il s’agit de « toute cette symptomatologie profondément intégrée dans la personnalité » qui s’observe dans le groupe des psychopathies délirantes et qui peut être rangée sous l’étiquette d’automatisme mental parce qu’elle est constituée de troubles sensitifs, sensoriels, ou psychomoteurs, mais dans laquelle les malades ont le sentiment qu’on agit sur eux de différentes manières, avec « une imprécision qui se caractérise par le pronom on ». Dans de tels états psychopathiques, il semble que « toutes les manifestations soient mises en œuvre pour la germination d’idées dont l’origine peut être lointaine, enfermées même dans le subconscient ou qui peuvent être le produit d’une rumination mentale ». (more…)

Suicide

Suicide

Le suicide est l’acte de se donner soi-même la mort. Le psychiatre a une tendance naturelle à voir toujours dans ce geste la traduction d’un état pathologique. Le problème est trop complexe au point de vue psychologique pour qu’on ait le droit d’assimiler d’emblée toute tentative de suicide à un symptôme morbide.

Pour certains auteurs (Durkheim), le suicide est un phénomène sociologique en rapport progressif avec le degré de civilisation (fréquence plus grande du suicide dans les villes que dans les campagnes). Dans une étude récente, Deshaies ramène le suicide à un simple phénomène de psychologie individuelle. Il donne le nom de Complexe d’Atropos à ce besoin de liquidation totale de la personnalité devant une emprise devenue intolérable au point de vue organique et vital. (more…)

Substances hallucinogènes

Hallucinogènes (substances)

Drogues qui entraînent habituellement chez les sujets auxquels elles ont été administrées des modifications psychiques transitoires dont les plus frappantes affectent le domaine des perceptions. Leurs effets étant toujours réversibles ont pu être étudiés systématiquement, chez des volontaires et chez des malades mentaux, sous le nom de « psychoses expérimentales ». L’appellation de substances hallucinogènes est critiquable et J. Delay propose de lui substituer celle de « neurodysleptiques ».

Des accidents toxiques du type hallucinogène ont pu être observés sous l’action des substances les plus diverses, mais de façon exceptionnelle, chez des sujets prédisposés. Le haschich (v. Cannabisme) et jusqu’à un certain point l’opium peuvent être rapprochés du groupe des hallucinogènes qui comprend surtout : (more…)

Stérilisation

Stérilisation

Historique. – La stérilisation, opération qui consiste à priver les géniteurs de leur possibilité de reproduction, est très ancienne comme conception sociale.

Sémiramis, reine de Ninive, en effet, faisait déjà castrer certains sujets mâles trop chétifs pour éviter l’affaiblissement de son peuple. L’idée d’appliquer cette opération aux aliénés, aux tarés mentaux, semble remontrer au XVIIIe siècle avec Franck, médecin allemand. (more…)

Tempérament

Tempérament

Ensemble des dispositions potentielles d’un sujet, inhérentes à sa constitution biologique ainsi qu’à ses tendances caractérielles, commandant son comportement habituel et orientant le sens de ses réactions. Le tempérament exprime en quelque sorte « une certaine manière d’être biologique, relativement fixe et permanente » (H.Ey).

Ce mot, de date très ancienne, a beaucoup perdu de sa signification devant les acquisitions et les précisions que les études de biologie, de génétique, de pathologie générale, de caractérologie ont apporté dans nos connaissances. Pour mémoire, rappelons qu’il remonte à Hippocrate. Au XIXe siècle, il couvrait en pathologie générale des groupements de maladies voisines basées sur des dispositions humorales spéciales : arthritique, herpétique, hépatique, etc., et correspondait à ce qu’on appelait des diathèses. (more…)

Syndromes expressionnels

Expression (Troubles de l’), Syndromes expressionnels

L’étude des troubles de l’expression est un chapitre très important de la séméiologie psychiatrique. Dans la plupart des cas, ces troubles dérivent directement d’une altération du fond mental et lui sont, en quelque sorte, adéquats et proportionnés. On en trouvera l’exposé au mot Mimique.

Mais, à côté de ces troubles secondaires, il convient de faire une place à part à des troubles expressionnels que l’on pourrait dire, en quelque sorte, primitifs, et qui, s’ils sont dirigés ou commandés par une disposition d’esprit particulière n’impliquent pas, cependant, une altération fondamentale ou évolutive du psychisme. Il y a discordance, disproportion, inadéquation entre l’état mental réel d’une part, et l’attitude et le comportement du sujet d’autre part. Il s’agit d’un désordre superficiel qui peut en imposer à première vue pour une atteinte psychopathique basale, mais qui n’est, en réalité, qu’un désordre fonctionnel pur. La mimique, l’expression, ont leurs désordres propres, qui peuvent n’être que des dérèglements passagers. (more…)

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