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Peinture en France au 19e siècle

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La peinture en France jusqu’en 1860

Avec la Restaurantion s’amorce une diversification de l’inspiration picturale, qui se poursuit au début du Second Empire mais qui reste figurative jusque vers 1860.

Avec la fin de l’Empire s’effectue une rupture thématique brutale, comme en témoigne l’évolution des grands maîtres qui se sont illustrés sous Napoléon, bien que les références grèco-romaines subistent. Le classicisme n’est toutefois définitivement délaissé qu’après 1870.

François Gérard (1770 – 1837), le peintre de « La Bataille d’Austerlitz », devient le portraitiste des souverains de la Restauration. Il produit également une « Isabey », synthèse significative de réalisme et de romantisme.

De même Théodore Géricault (1791 – 1824), abandonnant les thèmes militaires, réalise en 1820 son célèbre « Radeau de la Méduse » et donne une suite de tableaux à dominante macabre (« Têtes de suppliciés », portraits de fous).

Carle Vernet se reconvertit également dans le portrait des grands et les scènes de chasse (« Portrait du duc d’Angoulième », « Chasse de Louis XVIII »). Son fils Horace Vernet (1789 – 1863) reste fidèle à la peinture des faits d’arme napoléoniens (« Iéna », « Wagram », « Le Grenadier de Waterloo ») et peint les nouvelles aventures militaires françaises en Algérie et en Crimée, mais réalise aussi un « Portrait de Charles X ».

Les nouveaux maîtres comme Igres ou Delacroix s’éloignent définitivement du genre guerrier mais aussi du portrait et de l’émotivité romantique.

Dominique Ingres (1780 – 1867). Élève de David, il débute sous l’Empire et compose dès lors de nombreux portraits. Si l’on trouve son œuvre l’évocation de la mythologie grecque (Oedipe et le Sphinx), il est également attiré par le thème religieux (« Jésus au milieu de docteurs ») et par la sensualité orientale (« Le Bain turc », « L’Odalisque à l’esclave »). Cela le rend finalement plus proche du romantisme de Delacroix (qu’il condamne pourtant) que du classicisme antique dont il se réclame.

Eugène Delacroix (1798 – 1863). Ami de Géricault, admirateur de Michel-Ange et de Velasquez, il s’oppose au classicisme défendu par Ingres, et ose une peinture engagée ( « Les massacres de Scio », dénonçant le massacre des Grecs, « La liberté guidant le peuple », à la gloire des insurgés de 1830). Mais l’on trouve aussi chez lui les mêmes thèmes que chez Ingres : l’Antiquité (« La Mort de Sardanapale »), la Bible (« La lutte de Jacob avec l’Ange »), l’Afrique (« Les Femmes d’Alger ») mais aussi le Moyen Âge (« La Bataille de Taillebourg »). Souvent discuté, Delacroix bénéficie pourtant de nombreuses commandes de l’État, et triomphe lors de l’exposition universelle de 1855.

Louis Boulanger (1806 – 1867). Il maintient le genre historique et l’inspiration de la Renaissance italienne, avec sa « Procession des députés en 1789 » ou « L’Assassinat de Louis d’Orléans par le Duc de Bourgogne ». Mais il est aussi le portraitiste des romantiques et des écrivains de son temps (Victor Hugo, Balzac, Alexandre Dumas).

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